Il y a un an, Yahya Jammeh perdait l’élection, la «nouvelle Gambie» était née

Cela fait un an que la « nouvelle Gambie » est née. Le 2 décembre 2016, les résultats étaient annoncés : après 22 ans de pouvoir, l’ancien dictateur Yahya Jammeh s’inclinait devant une coalition de partis d’opposition, menée par l’homme d’affaires Adama Barrow. Samedi 2 décembre, un grand rassemblement était organisé par le gouvernement pour célébrer cette date clé. Des milliers de personnes se sont rassemblées en périphérie de Banjul pour écouter les ministres et le président discourir sur cette première année. Dans le public, beaucoup de soutiens du nouveau gouvernement satisfaits de cette première année d’une nouvelle ère, mais conscients des défis qui restent à affronter.

Amadou Cham est arrivé très tôt pour avoir une place au premier rang. Il tenait à célébrer comme il se doit ce jour où il a vu son pays renaître : « Je suis heureux, très, très heureux. Maintenant on n’a plus peur de parler, partout on peut s’exprimer, pas de problème, personne ne va nous arrêter. C’est la liberté, chacun peut agir et s’exprimer. Pendant 22 ans, nous étions des esclaves, mais maintenant nous sommes libres ! » s’exclame-t-il.

Le président Adama Barrow, casquette et tee-shirt blancs ornés de l’inscription « La Gambie pour tous », fait son entrée. Depuis le toit de son 4×4, il salue la foule qui s’anime, crie, s’extasie.

Pour Lamin Senghor, c’est le président dont avait besoin le pays. « Il faut que les Gambiens soient patients car le président a hérité d’une situation économique très mauvaise. L’ancien dictateur a volé tout l’argent. Alors on lutte, on se bat pour retrouver une place dans le monde. Et on y arrivera certainement, sous la présidence de son excellence Adama Barrow », estime-t-il.

Ansumana Conteh est aussi un supporter du gouvernement, mais il estime qu’il peut encore mieux faire. « Je pense qu’avec ce nouveau leader, les espoirs sont grands. Mais ils ont encore beaucoup de travail, surtout dans le domaine de la jeunesse. Il faut renforcer les politiques dans ce domaine. Et aider les jeunes pour faire diminuer leur taux de chômage », préconise-t-il.

Dans sa courte allocution, Adama Barrow a remercié toutes les personnes qui

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